1. Home
  2. Notes
  3. Compagnie Rayman

Toutes les salles

Salle 14
avril - sept 44

Compagnie Rayman

Paris, à peine libéré, l’UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) décide de former une Compagnie du nom de Rayman dans le cadre d’un bataillon FFI composé d’immigrés. Marcel Rayman, jeune communiste juif polonais, l’un des héros de l’Affiche Rouge, a été fusillé au Mont Valérien à l’âge de 20 ans en février 1944.

————————

Après la Libération de Paris, les résistants de la M.O.I., toutes nationalités confondues, décident de former un bataillon intégré dans les FFI pour poursuivre le combat contre les nazis. Le bataillon Liberté, désigné sous le nom de Bataillon 51/22 est composé de résistants de toutes nationalités qui se sont battus depuis le début de l’Occupation.

Une compagnie juive, portant le nom de Marcel Rayman, est constituée dans le cadre de ce bataillon. Marcel Rayman, jeune communiste juif polonais, FTP-M.O.I. depuis 1942, était le responsable militaire de l’équipe spéciale chargée des actions les plus spectaculaires du groupe Manouchian. Marcel Rayman a été fusillé en février 1944 au Mont-Valérien avec les combattants de l’Affiche rouge.

Un appel de la Milice patriotique juive, adressé aux Juifs de Paris lors de la Libération, se termine ainsi : “Pour renforcer la participation des masses populations juives, il est créé une compagnie juive du nom du FTP héroïque de 20 ans, Marcel Rayman. La Compagnie Rayman est intégrée aux FFI et recevra l’instruction militaire dans les casernes avec les autres divisions. Déjà cent jeunes Juifs ont répondu à notre appel et ont été envoyés à la caserne de Reuilly…

Le bataillon 51/22, déplacé de la caserne de Reuilly à Fontainebleau puis à Provins, est maintenu hors des combats par décision des autorités militaires qui n’ont pas confiance dans les résistants étrangers et se méfient des regroupements par nationalités. Le bataillon est finalement dissous.

Une partie des engagés est dispersée dans des unités de l’armée régulière, une autre est simplement démobilisée. “Tel fut l’épilogue de ce bataillon dont les hommes brûlaient du désir de participer à la lutte contre le fascisme…”. (Boris Holban, commandant du bataillon 51/22).

Référence :

Diamant David, 2014, 250 combattants de la Résistance témoignent Ed. L’Harmattan.

Salle

Période

NC

Type de document

Mots-clés

NC

Zone géographique

NC

Source

NC

Documents de la même période