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Salle 2
1934 - 1939

Interruption des liaisons entre le PCF et la M.O.I.

Après sa dissolution par le gouvernement Daladier, le 26 septembre 1939, le PCF passe dans la clandestinité. Les liaisons avec la M.O.I. sont interrompues par la direction du Parti qui craint l’infiltration de la police dans les milieux étrangers. Louis Gronowski, responsable national de la M.O.I., maintient, seul, les contacts avec les militants immigrés.

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Le PCF est désorganisé par la mobilisation générale et affaibli par les défections dans ses rangs après le Pacte germano-soviétique et le tournant « anti-impérialiste » qui efface la distinction entre les pays démocratiques (France et Grande – Bretagne) et les régimes fascistes (Allemagne, Italie). Menacé par les arrestations de ses membres, le PCF doit mettre en place des structures illégales permettant d’assurer la sécurité de ses cadres, leur subsistance et les liaisons entre militants.

 

Les militants de la M.O.I. sont confrontés aux mêmes difficultés. De plus, la nouvelle ligne politique qui affirme que la guerre est guidée, des deux côtés, par des objectifs impérialistes étrangers aux intérêts des travailleurs, désoriente les immigrés qui se sont portés volontaires pour combattre dans l’armée aux côtés des Français.

 

Dans ces conditions, où la seule source d’information encore disponible est une presse qui condamne unanimement le Pacte et les communistes, Louis Gronowski, responsable national de la M.O.I., demande une entrevue avec la direction du Parti. Elle lui est refusée et l’envoyé de la direction, Henri Janin, lui fait savoir que « la direction ne peut pas s’occuper des immigrés et de leurs organisations ; elles doivent se débrouiller seules ». La raison invoquée : le risque d’une infiltration du milieu des immigrés par la police.

 

Pour ne pas inquiéter les militants qui attendent des instructions, Gronowski ne révèlera pas qu’il est désormais coupé, officiellement, de la direction du PCF. Pendant toute la durée de la « drôle de guerre » il maintient seul les contacts avec les militants immigrés, notamment ceux de la section juive.

 

Les liaisons entre le PCF et la M.O.I. seront rétablies en août 1940.

Référence :

– Gronowski-Brunot, Louis, 1980, Le dernier grand soir (pages 120 à 122 et page 126, citation p. 121) Paris, Éd. Le Seuil.

– Rayski, Adam, 1985, -Nos illusions perdues (pages 66 et 67), Paris. Éd Balland.

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