Par le biais de diverses organisations dont les responsables appartiennent à la section juive, l’influence de la M.O.I., avant-guerre, s’étend bien au-delà de ses propres membres. Les militants M.O.I. réellement actifs sont environ 200, ils habitent principalement à Paris.
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Au sein des syndicats affiliés à la CGTU (Confédération générale du travail unitaire), existe une douzaine de sections juives (cuirs et peaux, habillement, textile, boulangerie etc.) regroupées dans une « Commission intersyndicale juive ».
La Kultur Ligue ( Ligue culturelle) dont le nom nom officiel est : « Ligue juive d’enseignement », est fondée en 1918 à Kiev et voit le jour à Paris en 1923.
Son but : propager la culture yiddish, créer une bibliothèque, une université ouvrière.
L’Arbeter Orden (l’Ordre ouvrier), une société d’aide mutualiste, est créé en 1933. Il organise une permanence juridique, fonde un dispensaire et une association : « Les Amis de l’enfant ouvrier juif » qui anime une colonie de vacances.
Les fondateurs du YASK (club sportif ouvrier juif), qui comptera en 1934 cinq cents adhérents, sont des jeunes de la Kultur Ligue. D’autres membres de la Kultur Ligue fondent le AYK (club de jeunes travailleurs) qui devient une tribune du militantisme politique et social.
De nombreuses troupes de théâtre naissent dans les années vingt. En 1934, est créé le Pariser Yidisher Arbeter Teater (PYAT) : le théâtre juif de la rue de Lancry, à Paris, propose tout le répertoire yiddish.
D’autres militants animent des “Patronati”, comités d’aide aux prisonniers politiques en Pologne et en Palestine sous mandat britannique.
L’association des “Amis de La Naïe Presse » diffuse le journal, le soutient et entretient des liens avec le lectorat.
Par ailleurs, le “Mouvement des Femmes juives contre le Fascisme et la guerre” est organisé en 1935.
Référence :
Cukier Simon, Decèze Dominique, Diamant David, Grojnowski Michel, 1987, Juifs révolutionnaires, Messidor/Éditions Sociales