En Pologne, à l’intérieur même du ghetto de Varsovie, où les Juifs sont enfermés depuis 1940, la résistance s’organise. Le 19 avril 1943, les SS se heurtent à l’insurrection héroïque des combattants qui refusent de mourir sans lutter. Les forces sont inégales, les moyens de combat disproportionnés. L’insurrection s’achève par un dénouement tragique le 16 mai 1943. Des déportés d’Auschwitz seront envoyés provisoirement à Varsovie pour nettoyer les ruines du ghetto.
La première étape de l’objectif des nazis est atteinte : la fin de la présence juive en Pologne… et ailleurs à l’Est.
En France, la section juive de la M.O.I. rend compte de l’insurrection. La presse clandestine incite à la Résistance, sous toutes ses formes, sans distinction d’opinion, de milieu social ou de nationalité.
Les résistants juifs communistes s’emploient à faire comprendre le lien qui unit les révoltés du ghetto de Varsovie à la lutte antinazie en France. Ils travaillent, inlassablement, à renforcer le rapprochement avec le peuple français.
Le soulèvement du ghetto de Varsovie a valeur d’exemple pour tous les résistants juifs, informés de l’événement. Les publications du MNCR rendent compte de la situation tragique des Juifs et appellent à une nécessaire solidarité avec eux.
Face à la volonté destructrice exercée par les nazis, la Résistance armée est une nécessité.

« Le quartier juif de Varsovie n’existe plus ! » : rapport de 75 pages, de J. Stroop commandant des forces allemandes, sur la destruction du ghetto de Varsovie adressée à Himmler en mai 1943.

Notre Voix (extraits) du 1er juin 1943, au lendemain de l’insurrection du Ghetto de Varsovie, appelle les Juifs de France à la lutte armée contre les nazis au sein des FTP.

Notre Voix du 15 mai 1943 traite de la victoire soviétique de Stalingrad et de la résistance des Juifs du Ghetto de Varsovie.

Circulaire interne du Mouvement de défense et de solidarité contre les persécutions antijuives et les déportations, analysant l’antisémitisme comme moyen d’« empêcher l’unité du peuple de France » (1943).

Combattants du Ghetto de Varsovie extirpés des bunkers par les Allemands (mai 1943).

Combattants du Ghetto de Varsovie prisonniers des Allemands (mai 1943). Légende en allemand : « ces bandits se sont défendus avec des armes ».

Fin de la présence juive en Pologne

Insurrection du Ghetto de Varsovie

Juifs du Ghetto de Varsovie emmenés en déportation, vers le camp d’extermination de Treblinka, pendant le soulèvement (mai 1943).

La misère et la faim dans une rue du Ghetto de Varsovie en 1941.

Le chanteur américain Paul Robeson chante en yiddish Zot Nit Keynmol (Chant du Ghetto de Wilno en soutien aux insurgés du ghetto de Varsovie, devenu l’hymne de tous les ghettos).

Le Ghetto de Varsovie : photo extraite du rapport de mai 1943 de J. Stroop à Himmler. Légende en allemand : «Forcés hors de leurs trous ».

N°14 de J’Accuse, de juin 1943, saluant « l’héroïque défense armée de 35000 Juifs du Ghetto de Varsovie ».

Organisation Schutzstaffel (SS)

Passerelle en bois entre le petit et le grand Ghetto de Varsovie, au-dessus d’une rue « aryenne » interdite aux Juifs (1942).

Presse clandestine

Prisonniers juifs du Ghetto pendant son soulèvement. En trois mois, 260.000 habitants du ghetto sont déportés et tués.

Ruines du Ghetto

Troupes allemandes du SS-Gruppenführer Jürgen Stroop emmenant des Juifs en déportation pendant le soulèvement (mai 1943).

Troupes allemandes du SS-Gruppenführer Stroop pendant le soulèvement du Ghetto de Varsovie (19 avril au 16 mai 1943).












