En mars 1944, le Conseil National de la Résistance élabore un programme de gouvernement qui prévoit, notamment, la suppression de toutes les discriminations dont les Juifs ont été les victimes et la restitution de leurs biens.
Le programme, très axé sur les questions sociales, est largement influencé par les valeurs communistes (sécurité sociale, nationalisations, droit du travail, droit au travail, respect des travailleurs). Ce programme se veut très consensuel et il est adopté par l’ensemble des organisations membres du CNR, de la droite républicaine à la gauche communiste.
Parallèlement, le combat continue. Le 1er mars 1944 à Toulouse, la Brigade Marcel Langer FTP-M.O.I. décide de faire sauter le cinéma des Variétés, diffuseur zélé de l’idéologie nazie. On y affiche, par exemple, un film de propagande antisémite, Le Juif Süss. L’attentat échoue dramatiquement mais ne démobilise pas les forces de la Résistance.
Les combats dans les maquis et la guérilla urbaine opiniâtre, conçue par Joseph Epstein continuent à désarçonner l’ennemi. La lutte unitaire prend forme, avec une détermination sans faille, depuis la fondation du Conseil National de la Résistance.

Affiche de propagande du régime de Vichy: « Après l’Algérie et la Corse, demain ce sera la France ».

Brochure du CNR « Les Jours Heureux » annonçant, en juin 1944, le programme d’action de la Résistance, les mesures immédiates et celles à appliquer à la Libération.

Consignes de l’UJRE aux Juifs lyonnais face aux rafles et appel à l’engagement dans la Résistance. Février 1944.

Édition par Libération-sud du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) en mai 1944.

Exécution par des soldats allemands de 23 maquisards à Lantilly (Côte d’Or), le 25 mai 1944.

Extrait de « Les Jours Heureux » conditions de mise en œuvre de l’action immédiate: comités départementaux de la Libération (CDL) et action armée.

Fin mars 1944, les FTPF et le Front national analysent les causes de la destruction du maquis du Plateau des Glières et condamnent la stratégie adoptée par la Résistance non-communiste.

Guérilla urbaine

L’UJRE appelle à venger les millions de juifs massacrés et à prendre les armes (extrait).

La Milice française traque des maquisards.

La guérilla urbaine : l’arme essentielle des FTP-M.O.I. contre les troupes allemandes, explique Robert Endewelt.

Lettre d’information sur la situation en France en janvier et février 1944 publiée par le Comité de la France Combattante aux États-Unis relatant les actions de la 35ème brigade à Toulouse.

Maquisards du maquis de Voreppe (Isère) préparant un sabotage ferroviaire (1944).

Membres du Conseil National de la Résistance (CNR) autour de son président Georges Bidault, qui a succédé à Jean Moulin après l’arrestation de ce dernier.

Plaque au 182 rue de Rivoli, où le Conseil national de la Résistance se réunit au printemps 1944.

Sabotage ferroviaire en 1944, par des FTP dans le sud-Finistère.

Tract du PCF présentant les mesures sociales, économiques et politiques du programme d’action de la Résistance.

Tract signé du « Détachement Marcel Langer de la 35ème Brigade des FTPF » (Toulouse), annonçant des représailles contre les soldats allemands.

Un des attentats de la 35ème brigade FTP-M.O.I. à Toulouse visant le tramway réservé aux soldats allemands près de l’hôpital Purpan. (juillet 1944)














