La Révolution nationale, portée par l’État français en 1940, et soutenue par les ligues d’extrême droite, repose sur des principes dirigistes : pouvoir personnel, encadrement de la société, régime antidémocratique et d’exception. La Révolution nationale se confond avec la politique de collaboration avec l’occupant.
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La ruralité et la jeunesse sont exaltées, la Charte du travail, combiné de corporatisme, d’étatisme et de paternalisme, crée un syndicat unique de tous les actifs – à l’exception des paysans –, employeurs et salariés réunis. La réalisation du programme se heurte à de multiples difficultés : rivalités entre les ligues d’extrême droite, influence de la mouvance catholique, esprit corporatiste et faiblesse du socle social du régime. La Révolution nationale est perçue comme un des éléments clés de la collaboration d’État avec les nazis.
Références :
— Cointet Jean-Paul, 2000, Révolution nationale dans le Dictionnaire historique de la France sous l’Occupation, 2000, Éditions Tallandier.
— Noiriel Gérard, 1999, Les origines républicaines de Vichy, 1999, Éditions Hachette Littérature