1. Home
  2. Notes
  3. Train fantôme

Toutes les salles

Salle 14
avril - sept 44

Train fantôme

De 1942 à la Libération, environ 80 convois emportent de France vers les camps de la mort plus de 140.000 personnes, parmi lesquels 75000 Juifs dont 11400 enfants. Un des derniers trains quitte Toulouse le 3 juillet 1944 pour le camp de Dachau en Allemagne. Il met 57 jours au lieu de trois pour parvenir à destination. Disparaissant et réapparaissant sans cesse, il sera surnommé le «train fantôme».

————————

Alors que les alliés ont débarqué en Normandie et que la France se libère, un train de marchandise quitte la gare de Toulouse le 3 juillet 1944. À son départ, il compte 403 prisonniers du camp d’internement du Vernet – soldats républicains espagnols, Brigadistes, antifascistes, étrangers « indésirables» – ainsi que 150 prisonniers de la maison d’arrêt de Saint-Michel à Toulouse. Parmi ces derniers, ceux de la 35ème Brigade des FTP-M.O.I. dont Jacob Insel qui a remplacé Marcel Langer à la tête de la Brigade.Entre les bombardements alliés et les sabotages de la Résistance, les obstacles sont nombreux. Le convoi se dirige vers Bordeaux puis vers Angoulême et revient à Bordeaux.

150 prisonniers du Fort du Hâ y rejoignent le train qui repasse par Toulouse pour remonter vers l’Allemagne par la vallée du Rhône. Les détenus doivent faire à pied un transbordement de la gare de Roquemaure à celle de Sorgues, soit 17 kilomètres sous une chaleur accablante.

Des civils leur apportent eau et nourriture ; des cheminots et des maquisards aident certains à s’enfuir.

Arrivé à Pierrelatte, le train est mitraillé par les alliés qui ignorent la présence de déportés. Les morts et les blessés sont débarqués à la gare de Montélimar où l’on peut voir aujourd’hui un petit monument élevé à leur mémoire.

Le voyage se poursuit, dans des conditions toujours effroyables, pour rejoindre le camp de Dachau après près de deux mois d’errance, le 28 août 1944.

Dans ce « train fantôme» qui ne cesse d’apparaître et de disparaître, sur les 703 prisonniers, 536 sont encore à bord. Nombre d’entre eux mourront à Dachau, emportés par le typhus.

Référence :

Scarpetta Guy, auteur, Amat Jorge, réalisateur, 2016, Les résistants du train fantôme. Documentaire vidéo.

Salle

Période

NC

Type de document

Mots-clés

NC

Zone géographique

NC

Source

NC

Documents de la même période